Bio

 ŽIVELI ! prononcez [JIVELI]

(interj. Serbe/littéralement : « à la vie ». Terme employé pour trinquer, porter un toast)

Formé depuis juin 2006 et inspiré par les fanfares de Serbie, le Živeli Orkestar est né d’un père serbe et d’une mère parisienne. Il fait ses premiers pas dans la rue, ses premières rencontres avec le public, et quelques enjambées plus tard, décide de s’embarquer sur les routes.

L’envie de découvrir et d’apprendre cette musique inspirée du répertoire traditionnel des Balkans les amène au festival de cuivres de Guča (véritable institution en Serbie, concours des meilleures fanfares serbes, où chaque année est élue la « trompette d’or »). Où ils ont la chance de pouvoir confronter leur passion à celle des musiciens tziganes. Des rencontres qui les ont ensuite menés dans les régions du sud de la Serbie pour des voyages initiatiques au cœur de la vie des villages, chez ces familles où l’on respire la musique le jour pour la transpirer la nuit. Le Živeli Orkestar puise dans ces racines l’énergie immodérée de souffler sur ses ailes.

Lors d’une de ses premières tournées à Berlin, le Živeli Orkestar joue sur une place, un jour de marché. Attirée par la musique comme un papillon de nuit vers les feux de la rampe, Suzana Djordjevic reconnaît les airs de son enfance. Le parfum des chansons et des histoires de ses parents serbes émane des bouquets de cuivres de la fanfare. Suzana chante. Les musiciens sourient. Les passants s’arrêtent. On applaudit.

Suzana est à Berlin, Živeli est à Paris. Mais Suzana est à Živeli, ce que Živeli est à Suzana. L’envie de se revoir grandit. Les occasions s’enchaînent, ils passent plusieurs étés ensembles, le travail s’organise. Le projet se confirme avec un premier album « La Peau de l’Ours » (ZN/l’autre distribution, 2010) fruit d’un parcours entre scènes et rues, entre plateaux de festivals et animations carnavalesques, entre bars suisses et plages calédoniennes.

La fanfare et sa chanteuse composent, arrangent, réinventent, improvisent et surtout s’amusent ! Leur musique dévoile avec complicité ce secret d’émotions fortes et spontanées que notre éducation a enfoui en chacun de nous. L’énergie que donne le groupe lors de ses concerts en festival ou dans la rue, pour partager ses envies, sa joie de vivre et son sens de la fête, offre au public un voyage vers l’est, chargé d’émotions où tour à tour se mélange subtilement la trompette, la voix et le violon.

Živeli Orkestar s’efforce de garder toute l’authenticité des rythmes traditionnels des Balkans, tout en livrant une musique libre et originale. On s’imagine alors sur la place d’un petit village de Serbie où on écoute les dernières compositions du groupe, on apprend à danser le Kolo, et ce sont les plus anciens qui retrouvent leurs jambes pour montrer les pas.

En 2012 un deuxième album voit le jour : « La Grande Ourse ».

Après de nombreux passages sur scène et en festival en Europe (Sziget Festival, Montreux Jazz Festival, Gaia Festival Thessaloniki et Athènes…) et à l’international (Gypsy Jazz Festival Nouméa et Brisbane, World Music Shanghai Festival), des collaborations avec la Caravane Passe, Mon Côté Punk ou encore La Mine de Rien et The Do, ce deuxième opus et le spectacle qui l’accompagne sont résolument tournés vers la scène.

Le propos du dernier disque « Yashaaa !!! » – paru en 2015 – est quant à lui l’amorce d’une mue musicale pour le groupe. En composant de nouveaux titres et à la recherche de nouveaux sons, il s’affranchit pas a pas de cet héritage traditionnel serbe, pour laisser entrevoir des influences occidentales et contemporaines en gardant toujours un œil sur l’orient. Très personnel et prenant, le répertoire des neuf musiciens de Živeli Orkestar et de sa chanteuse Suzana Djordjevic est une création pleine d’énergie et d’émotions – la joie, les larmes et le bonheur. Leur spectacle va crescendo, de l’intime au festif. Il entraîne le spectateur dans des rythmes chauds et sauvages, des mélodies légères, douces et mélancoliques pour une expérience proche du voyage, qui nous ramène de la banlieue parisienne aux rives du Danube, de la Mer Noire ou du Bosphore.